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Manifestations psychiatriques de la maladie de Parkinson
A. COHEN, Paris
« Ils semblent courir après leur centre de gravité » disait au XIXe siècle ArmandTrousseau, à propos de la démarche si particulière des parkinsoniens : festination avec perte du ballant des bras et accélération pour éviter de tomber en avant. Décrite dès 1817 par lemédecin britannique, James Parkinson dans son ouvrage An essay on the shaking palsy1, et liée à une atteinte du locus niger et de la voie nigro-striatale reconnue depuis 1960, lamaladie de Parkinson (MP) n’est pourtant pas réductible totalement à ses seules expressionsmotrices, même si celles-ci s’avèrent les plus patentes. Longtemps ignorées ou sous-évaluées, une ou plusieursmanifestations psychiatriques contribuent largement à dégrader la qualité de vie des patients, et doivent donc être prises en compte pour une prise en charge globale de lamaladie. Le cas très célèbre du pape Jean-Paul II (souffrant longuement d’uneMP sans aucune incidence psychiatrique) constitue une sorte de contre-exemple, exceptionnel en pratique : car au décours d’uneMP,malgré une bonne gestion thérapeutique des problèmes neurologiques, la plupart des patients risquent de développer à terme certains troubles psychiatriques. Revue brève (et non exhaustive) des principaux éléments en question.
Avec une fréquence d’environ 0,15 % dans la population générale et une légère prévalence masculine (ratio hommes/femmes approchant 1,2), la MP représente statistiquement l’affection neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer (avec laquelle elle peut d’ailleurs coexister). Rare...
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