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Addiction

Publié le  Lecture 9 mins

Neurobiologie de l’addiction

J.-P. Tassin Inserm U 114/CNRS UMR 7148 Collège de France, Paris
Des données neurobiologiques ont montré, il y a quelques années, que les produits qui déclenchent une dépendance chez l’homme (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis, tabac, etc.) augmentent la libération d’un neuromodulateur, la dopamine, dans une structure sous-corticale, le noyau accumbens. Ce noyau fait partie d’un ensemble de structures cérébrales, dénommé « circuit de la récompense », qui définit à chaque instant l’état physique et psychique dans lequel se trouve l’individu. Ainsi, il est généralement admis que les drogues, en modifiant la cinétique et l’amplitude de la production de dopamine, induisent une sensation de satisfaction responsable des processus de dépendance. Nous proposons maintenant que les drogues, lorsqu’elles sont prises de façon répétée, dissocient de façon chronique des régulations entre les neurones modulateurs, noradrénergiques, sérotoninergiques et dopaminergiques.
Le cerveau constitue un ensemble complexe de circuits neuronaux qui s’organisent en réseaux pour traiter les entrées sensorielles, les relayer jusqu’au cortex, puis les traduire en sorties comportementales ou psychiques. La grande variété des réponses comportementales nécessite que certains réseaux...

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