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Les nouveaux aspects neurologiques du SIDA
Dr Jean Paul Viard, Service des Maladies Infectieuses, Hôpital Necker, Paris
L’efficacité des trithérapies antirétrovirales (traitement antirétroviral hautement actif ou, en Anglais, « HAART » pour (highly active antiretroviral therapy) est démontrée par la réduction spectaculaire de la mortalité et de la morbidité liées à l’infection à VIH. Cela vaut aussi pour les principales complications neurologiques : infections opportunistes du système nerveux central (SNC) et encéphalopathie due au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) lui-même, qui sont en nette régression depuis 1996. Pour autant, ces complications n’ont pas disparu : les infections opportunistes, dont celles touchant le système nerveux, peuvent encore être la circonstance de découverte de la séropositivité. Par ailleurs, une minorité de patients se trouvent aujourd’hui en situation d’échec immunovirologique sévère et restent exposés à un risque infectieux élevé. Enfin, certaines complications du sida, comme les lymphomes, n’ont pas vu leur incidence diminuer malgré la restauration immunitaire que permet la trithérapie.
Neurotropisme du VIH Encéphalopathie à VIH Le VIH possède un tropisme pour le SNC : il n’infecte pas les neurones mais les cellules microgliales (apparentées aux monocytes-macrophages)1,2. Il entraîne un dysfonctionnement de ces cellules, une dérégulation cytokinique et la production de médiateurs...
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